Sommaire N°14

■ La doctrine du Répondant - illustration par l'Astrologie chinoise
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Prochaine publication : N°15 - 6 Aout 2017

On peut se demander quel
bénéfice on peut retirer en Aïkido de l'étude de l’astrologie extrême-orientale. Comme
nous avons essayé de le présenter dans nos précédents articles, l'astrologie est bien autre chose qu'un procédé divinatoire. C'est en premier lieu une représentation synthétique de l'individu exposant comment les dynamismes et les évolutions qualitatives et quantitatives de ses modalités constitutives s'articulent par rapport à des cycles cosmiques référencés par rapport à des jalons temporels et spatiaux sacrés. Ce modèle traditionnel parlé dans la langue symbolique de la pensée extrême-orientale, dévoilent des aspects existentiels de l'homme que nous avons complètement perdus de vue et qui pourtant se retrouvent dans les paroles du Fondateur, notamment dans les très précieux discours qu'il fit lors de sa rencontre avec le vénérable Maître Goï. Ceux-ci ont été enregistrés et font l'objet de ce qu'il convient d'appeler la doctrine du "Takemusu Aïki", qui ont été publiés par les éditions du Cénacle, mais également par Jhon Steevens dans ces différents ouvrages. Nous allons donc nous intéresser, pour cette présente étude à l'une des modalités de l'individu caractérisée par la configuration du troisième palais d'un thème natal extrême-oriental, correspondant à un aspect
traditionnel important, souvent mal interprété, que l’on peut appeler la
doctrine du Répondant.
Je reprends la terminologie
employée par la mission Griaule dans ses travaux de dévoilement de la doctrine
de l’Unité du Mandé[1]. Cette
doctrine est précieuse, parce qu’elle explicite dans toute son ampleur la nature
du lien constitutionnelle reliant un ancêtre et un nouveau-né. Cette loi
universelle qui est précisément celle inscrite dans le troisième palais d’un
thème natal de la tradition extrême-orientale, caractérise comment se
particularise le terrain psychique d’un individu lors de sa manifestation
terrestre.